UN nouvelle étude menée parUniversité des Nations Unies (UNU-INWEH) analysé le coût environnemental liés au développement et à l’utilisation de systèmes d’IA.
LE’intelligence artificielle elle est souvent considérée comme une technologie quasi immatérielle, capable de traiter des informations et de générer du contenu en quelques instants. En réalité, chaque requête envoyée à un système d’IA est traitée par un réseau de serveurs et d’infrastructure qui nécessitent d’énormes quantités de ressources pour fonctionner. Il s’agit d’un aspect peu visible pour les utilisateurs, mais qui est appelé à prendre une importance toujours plus grande avec la diffusion croissante de ces outils.
Selon le rapport de l’UNU, son expansion rapide contribue à accroître les besoins en électricité, en eau et en espace pour soutenir les centres de données qui rendent son fonctionnement possible.
Pourquoi l’IA consomme autant de ressources : la température
Lorsqu’il s’agit de l’impact environnemental de l’intelligence artificielle, le débat se concentre souvent sur l’énorme quantité d’énergie nécessaire pour la maintenir. En fait le phénomène implique bien d’autres aspects.
Pour fonctionner, les systèmes plus avancés nécessitent d’énormes capacités informatiques. Chaque requête est traitée par des milliers de serveurs qui fonctionnent sans relâche dans de grands centres de traitement répartis dans le monde entier. Ces structures consomment de l’énergie non seulement pour alimenter les processeurs, mais aussi pour garder la température sous contrôle de l’équipement et éviter la surchauffe des composants.
Derrière l’IA se trouvent donc non seulement des algorithmes et des modèles mathématiques, mais aussi un réseau complexe d’infrastructures qui comprend des réseaux électriques, des composants matériels, des matières premières et des centres de données indispensables à leur fonctionnement.
Pas seulement l’énergie : les émissions, la consommation d’eau et de terres
L’un des aspects les plus intéressants mis en avant par l’étude concerne le fait que l’impact environnemental de l’IA ne peut se mesurer uniquement à travers les émissions de carbone. Les chercheurs ont en effet analysé trois empreintes environnementales différentes : celle liée à Émissions de CO₂celui relatif à consommation d’eau et celui associé àoccupation du territoire. En effet, chaque kilowattheure utilisé pour alimenter un système d’intelligence artificielle implique également une consommation d’eau, nécessaire tant au refroidissement des systèmes qu’à la production de l’énergie elle-même, ainsi que l’utilisation de terrains destinés aux systèmes énergétiques et informatiques.
Dans le 2025l’étude estime que les centres de données mondiaux ont consommé 448 TWh d’électricité: Si on les considérait comme un pays, ils se classeraient au 11ème rang mondial pour la consommation d’électricité, ce qui aurait suffi à répondre aux besoins annuels résidentiels en électricité de l’ensemble de la population d’Afrique subsaharienne (1,3 milliard de personnes) pendant 2,6 ans. Cette consommation a généré une empreinte carbone égale à 189 millions de tonnes de CO₂ (pour compenser, il faudrait le nombre total d’arbres dans tout le Royaume-Uni) et une empreinte eau de 4 500 milliards de litres d’eau, suffisamment pour remplir 1,8 million de piscines olympiques ou répondre aux besoins domestiques de base annuels en eau de plus de 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne.
Selon les estimations du rapport, d’ici 2030 les datacenters liés à la diffusion de l’IA pourraient consommer environ 945 TWh d’électricité par anun montant comparable aux besoins énergétiques actuels du Japon. Dans la même période, nous pourrions m’atteindre 9 300 milliards de litres d’eau par an consommé et tu te rétablirais 399 millions de tonnes d’émissions associées. L’empreinte terrestre associée à la consommation d’électricité serait de plus de 14 500 km², soit environ 10 fois la superficie de la ville de Mexico, environ le double de la zone métropolitaine de Jakarta, qui abrite plus de 32 millions d’habitants, ou environ l’ensemble de la région de Campanie ou de Calabre.
L’impact dépend aussi de l’endroit où l’énergie est produite
L’étude souligne également que le fardeau environnemental de ces technologies peut varier considérablement en fonction de l’environnement. situation géographique des centres de données et des sources d’énergie utilisées.
Un système alimenté par de l’électricité produite principalement par combustibles fossiles aura une empreinte carbone très différente de celle alimentée par sources renouvelables. Cependant, le problème n’est pas si simple : réduire les émissions ne signifie pas nécessairement également réduire la consommation d’eau ou de terres. Dans certains cas, en effet, une solution énergétique peut réduire la production de CO₂ mais augmenter d’autres formes d’impact environnemental.
C’est pourquoi les auteurs du rapport invitent les gouvernements et les entreprises à considérer simultanément tous ces facteurs lors de l’évaluation des coûts environnementaux liés à l’adoption de l’intelligence artificielle.
Le véritable coût caché de l’intelligence artificielle
L’essor de l’IA transforme des secteurs tels que la recherche en ligne, la productivité, la programmation et la création de contenu. Mais cette révolution technologique a aussi une dimension matérielle qui passe souvent inaperçue.
Les auteurs de l’étude soulignent que l’avenir de cette technologie ne dépendra pas seulement de la puissance des algorithmes, mais aussi de la capacité à le rendre plus durable les structures nécessaires à son utilisation. Des centres de données plus efficaces, des systèmes de refroidissement moins énergivores et une plus grande transparence sur la consommation pourraient devenir des éléments de plus en plus importants à mesure que la diffusion de l’IA continue de croître.
En effet, derrière chaque réponse générée par un chatbot ou un modèle génératif, il y a non seulement des algorithmes et des données, mais aussi de l’électricité, de l’eau, du territoire et un réseau complexe de ressources physiques qui rendent possible le fonctionnement de ces technologies.