sécurité et risques du bricolage

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Toute personne ayant une voiture GPL en Italie sait très bien que Le ravitaillement en libre-service n’est pas autorisé. Ceci n’est en réalité que partiellement vrai. Dans le cadre du décret du 31 mars 2014 en fait on dit que c’est faisable ravitaillement autonome en GPL à condition que toute une série de conditions soient remplies exigences. Et c’est justement là le nœud du problème : ce sont des exigences si strictes qu’elles découragent la majorité des commerçants qui, par souci de simplicité, préfèrent se limiter à faire le plein pendant les heures d’ouverture. En Italie, les raisons de sécurité et la réglementation en vigueur sont plus strictes que celles des autres pays européens où le libre-service est autorisé. Mais pour quelle raison ?

Les exigences fixées par le décret

À l’intérieur de la pièce jointe à décret 31/3/2014 les caractéristiques nécessaires pour autoriser le ravitaillement en libre-service sont précisées. Le premier point concerne le surveillance des pompes : si le système est ouvert il est nécessaire qu’un employé pour fournir un support client ; dans le cas d’un système fermé il est obligatoire d’installer un système vidéosurveillance ce qui vous permet de surveiller la situation à tout moment et de communiquer avec l’utilisateur 24 heures sur 24.

Mais pas seulement : chaque utilisateur doit en être équipé d’un spécial pour pouvoir faire le plein. formulaire qui rapporte le nom d’utilisateurle plaque et qu’il en a un validité lié à celui de réservoir installé sur le véhicule. Pour obtenir une carte libre-service, l’utilisateur doit être informé à travers un cours sur les méthodes de ravitaillement, les risques associés, les limitations, les interdictions et les comportements à suivre en cas d’urgence. Par ailleurs, un est également prévu démonstration pratique sur la bonne utilisation du distributeur libre-service et sur la façon de faire le plein du véhicule.

Bref, ce sont des conditions assez strictes et onéreuses d’un point de vue économique, et c’est précisément pour cette raison qu’aujourd’hui le en libre service L’utilisation de ces carburants en Italie est essentiellement une utopie – contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays européens comme l’Allemagne ou la France.

Pourquoi la loi italienne est si stricte : les raisons et les risques

Le premier aspect à considérer est que dans ce domaine, le droit italien a une approche plus axée sur la responsabilité civile. protecteur comparé à celui d’autres pays, où le citoyen est présumé responsable de ses propres actes. Cette approche plus prudente est adoptée pour le GPL et non pour l’essence et le diesel pour des raisons techniques bien particulières, liées à la physique de ce carburant.

Contrairement aux combustibles liquides traditionnels, le GPL c’est un mélange de propane Et butane qui à la pression atmosphérique apparaît sous forme gazeuse. Pour le garder liquide à température ambiante, il est généralement stocké sous pression entre 5 et 8 bars. Cette caractéristique entraîne deux risques spécifiques que l’essence et le diesel ne présentent pas.

Le premier est lié à vaporisation instantanée: lorsque le pistolet est détaché, une petite quantité de GPL liquide sort et, passant brusquement à la pression atmosphérique, se transforme en un nuage de vapeurs invisibles potentiellement inflammable (si présent en concentration suffisante). Contrairement à une fuite d’essence, les vapeurs de GPL se disperser dans l’air sans laisser de traces visibles. De plus, étant plus lourds que l’air, ils ont tendance à s’accumuler dans l’air. zones basses comme les puits et les zones mal ventilées, où même une seule étincelle, par exemple d’origine électrostatique, pourrait suffire à les déclencher.

Le deuxième risque concerne le brûlures froides: lorsque le GPL liquide s’échappe et se vaporise rapidement, absorbe une grande quantité De chaleur du milieu environnant, atteignant des températures de l’ordre de −42°C, rendant un contact même accidentel et bref potentiellement susceptible de provoquer des brûlures par le froid.

C’est la combinaison de ces facteurs (invisibilité du gaz, tendance à l’accumulation et risque de brûlure) qui rend objectivement le ravitaillement en GPL plus complexe à gérer de manière autonome par rapport aux carburants liquides traditionnels, et explique la raison d’être de ce cadre réglementaire.