Aujourd’hui, près d’une naissance sur deux a lieu hors mariage

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

LE enfants nés hors mariage ils deviennent de plus en plus une nouvelle normalité : aujourd’hui, ils sont presque un sur deuxnotamment chez les mères de moins de 25 ans et parmi les couples italiens. Mais le phénomène n’est pas uniforme dans toute l’Italie : la zone géographique fait également une différence, et la Sardaigne est la région avec les pourcentages les plus élevés.

Les données les plus récentes de l’Istat témoignent d’un double changement profond dans la démographie italienne : d’une part, effondrement des naissancesde l’autre transformation culturelle dans la manière de fonder une famille.

En 2024, le nombre moyen d’enfants par femme est tombé à 1,18 : la valeur la plus basse jamais enregistrée. Les estimations provisoires pour les premiers mois de 2025 sont encore moins encourageantes et indiquent une nouvelle baisse à 1,13. Mais dans ce contexte de crise démographique, il y a un fait qui signale clairement une nouvelle tendance.

Être né hors mariage n’est plus une exception. En 2024, le 43% des enfants est né de couples non mariés. A titre de comparaison : dans En 2008, c’était seulement un enfant sur cinq. Ainsi, en un peu plus de 15 ans, la part des naissances hors mariage a plus que doublé et le mariage est de moins en moins perçu comme une étape nécessaire pour devenir parents.

Presque le86% des naissances hors mariage parents célibataires et non mariésc’est-à-dire les couples qui choisissent consciemment d’avoir des enfants sans se marier au préalable.

Cette tendance ce n’est pas pareil dans toute l’Italiemais même dans les domaines traditionnellement les plus liés au mariage, l’écart avec le reste du pays se réduit rapidement. Le Italie centrale c’est en effet la zone géographique où le plus de naissances ont lieu en couple non marié (50%), suivie par le Nord (43%). Mais même au Sud, ce phénomène s’accroît fortement, atteignant 40 %, avec un bond de près de 2 points de pourcentage en un an seulement.

Des différences apparaissent également au niveau régional : au Nord, le pourcentage de naissances hors mariage est plus élevé Vallée d’Aoste et dans le Province autonome de Bolzanoau centre en Ombrie et dans le Latium, tandis qu’au sud dans les Abruzzes. Cependant, le pourcentage absolu le plus élevé est enregistré en Sardaigne.

Les jeunes mènent le changement : parmi les mères de moins de 25 ansprès des 2 tiers (62 %) des enfants sont nés hors mariage. Cette part tombe à 44% chez les 25-34 ans et à 38,5% chez les plus de 34 ans : plus elle diminue avec l’âge, plus le choix d’avoir des enfants sans se marier devient la norme.

Enfin il y en a un distinction claire liée à la citoyenneté: parmi les couples italiens, 47% des naissances ont lieu hors mariage, tandis que parmi les couples étrangers, le pourcentage tombe à 28%. Cet écart montre à quel point le changement est davantage lié à un phénomène culturel italien qu’à l’immigration.

En résumé, en Italie, on a de moins en moins d’enfants, mais de plus en plus souvent hors mariage. Les unions religieuses ou civiles perdent leur centralité, surtout chez les jeunes et dans certaines régions du pays, tandis que les familles avec des couples non mariés deviennent de plus en plus fréquentes.