que dit l’art ? 5 du Pacte Atlantique

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Suite auattaque conjointe De États-Unis Et Israël contre leL’Iranle conflit au Moyen-Orient est désormais entré dans une escalade sans précédent, impliquant également d’autres pays de la région : l’actualité de ces dernières heures fait état de nouvelles attaques iraniennes contre le Bahreïnavec au moins 32 blessés, tandis que Israël a déclaré avoir détruit 16 avions à l’aéroport de Téhéran.

Dans ce contexte géopolitique en constante évolution, de nombreuses questions ont été soulevées quant à un implication éventuelle deItalie et d’autres pays membres de l’OTAN, surtout après une missile se dirigea vers le Turquie a été intercepté et abattu par les forces militaires de l’Alliance atlantique, alors que dans notre pays le débat sur l’utilisation de Bases militaires américaines.

Afin d’avoir une réponse fiable à la question, il est nécessaire d’examiner en détail lesarticle 5 du Pacte atlantique (ou Traité de l’Atlantique Nord), qui établit qu’une attaque armée contre un membre de l’OTAN sera considérée comme une attaque contre tous les autres membres de l’Alliance.

Que dit l’article 5 du Pacte Atlantique : la défense collective

Le Pacte Atlantique, signé à Washington le 4 avril 1949déclare attArticle 5 le soi-disant principe de défense collectiveselon lequel une attaque armée contre un ou plusieurs États parties au Traité est considérée comme une attaque à tous les partis. En vertu du droit à légitime défense – à la fois individuel et collectif et également reconnu par l’art. 51 de Charte des Nations Unies – L’article 5 établit que les parties pourront assister l’État attaqué dans l’action qu’ils jugent nécessairey compris l’utilisation de force armée, dans le but de maintenir la sécurité internationale.

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L’article précise également que toute attaque armée et les mesures qui en découlent prises par les États doivent être portées à la connaissance des autorités. Conseil de sécurité des Nations Unies. Tout au long de l’histoire de l’OTAN, l’article 5 a été invoqué une seule foisà l’occasion de l’attentat contre les Twin Towers de11 septembre 2001à la suite de quoi le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution no. 1368dans lequel il reconnaît le droit des États-Unis à la légitime défense individuelle et collective. La conséquence était làinvasion de l’Afghanistan pour renverser le régime taliban, une opération qui n’a abouti qu’en 2021 avec le retrait des troupes américaines de la zone.

Ce qu’un État membre de l’OTAN peut faire si l’article 5 est déclenché

Dans le cas où l’article 5 est activé, chaque État évaluerait indépendamment le type d’intervention qui pense plus adéquat: ceci, en pratique, peut se traduire par sanctions économiques, mais aussi un soutien logistique et militaire à la mission.

L’article 5, par conséquent, ne prévoit pas nécessairement un réponse automatique de type militairemais ça dépend évaluation des alliés et circonstances. Les États, entre autres, peuvent également agir individuellement pour défendre un allié, tandis que chaque réponse de l’OTAN dans son ensemble est décidée par Conseil de l’Atlantique Nord.

Par le passé, par exemple, l’Alliance a adopté mesures de défense collective à l’occasion de l’invasion russe de l’Ukraine ou, à la demande de Turquie, à trois reprises :

  • Dans le 1991 avec le lancement de missiles Patriot lors de la Guerre du Golfe. Le missile MIM-104 Patriot est l’un des missiles sol-air américains les plus avancés en matière de défense ;
  • Dans le 2003 avec une série de mesures défensives dans ce qu’on appelle Fonctionnement Affichage Dissuasion en Irak. Cette dernière était une opération 65 jours pour protéger le Frontière turque près de l’Irak. Les mesures de défense consistaient à Avion de surveillance AWACS et les équipages associés, Unité TMD et équipement défense biologique et chimique;
  • Dans le 2012 dans Syrie avec le déploiement de Missiles Patriot.

Participer à la défense d’un pays allié ne signifie pas faire la guerre

Dans le cas spécifique du conflit actuel au Moyen-Orient, il faut souligner que, contrairement aux États-Unis, Israël ce n’est pas un État membre à part entière de l’OTANmais plutôt un membre associé de la Méditerranéeaux côtés de l’Algérie, de la Jordanie et du Maroc.

Contrairement aux pays membres à part entière, je Pays membres associés participer à l’alliance politique et militaire de l’OTAN mais ils n’ont pas les mêmes droits et obligations des États membres à part entière. Parmi ceux-ci figure également le protection garantie par l’art. 5: donc, si un pays partenaire se trouve dans une situation de crise, je Pays membres de l’OTAN ils peuvent commencer un consultation Et décider s’il faut intervenir ou non, mais toute participation ou soutien (militaire ou autre) n’est pas automatique.

En bref, participer à la défense d’un pays allié n’implique pas nécessairement d’entrer en guerre par une attaque armée : chaque pays membre de l’OTAN peut décider indépendamment des actions à entreprendre, y compris ceux du type arméet selon le sien procédure constitutionnelle. À cet égard, le Premier ministre Giorgia Meloni a déclaré que «L’Italie n’est pas en guerre et n’a pas l’intention d’y entrer».

Quoi qu’il en soit, notre Constitution établit à l’article 78 qu’unautorisation possible pour un intervention militaire doit nécessairement passer par le Parlementpour être ensuite approuvé par une loi formelle, promulguée par le chef de l’État (ex-article 87 de la Constitution) et soumise au contrôle de la Cour constitutionnelle.

Par conséquent, aucune limitation à la souveraineté des États ne découle du Traité de l’Atlantique Nord. ce n’est pas prévu obligatoire leintervention militaire par un État, la primauté constitutionnelle est en vigueur.