Un nouveau tableau entre officiellement dans la production de l’un des peintres les plus importants de l’histoire de l’art. Nous parlons du grand artiste néerlandais Rembrandt Harmenszoon van Rijn, plus connu sous le nom de Rembrandt: chercheurs du grand musée d’art d’Amsterdam, le Musée du Rijks, ils ont découvert après de nouvelles analyses que le Vision de Zacharie dans le Temple (1633) est véritablement une œuvre de jeunesse du peintre, après que l’authenticité du tableau ait été exclue depuis 1960.
Là Vision de Zacharie dans le temple de Rembrandt
Le tableau, aujourd’hui exposé au musée, représente une scène biblique : on voit le grand prêtre Zacharie dans le temple avec une expression incrédule. La présence de l’archange Gabriel est juste suggérée devant lui, qui annonce que lui et sa femme, malgré leur âge avancé, auront un fils : Jean-Baptiste.

L’œuvre était potentiellement attribuable à Rembrandt dès le XIXe siècle, c’est pourquoi elle a été exposée dans la grande exposition Rembrandt au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1898. En 1960, cependant, l’hypothèse d’authenticité avait été exclue.
L’année suivante, un collectionneur privé il achète le tableau, qui disparaît ainsi de la circulation. Le propriétaire actuel a cependant contacté le Rijksmuseum, permettant une nouvelle analyse du tableau.
La redécouverte d’une œuvre de Rembrandt
Le grand tableau du peintre, graveur et dessinateur hollandais du Siècle d’Or a ensuite été soumis à dernières techniques de rechercheégalement utilisé pour la restauration du célèbre tableau La Ronde de Nuit.
Mais que ressort-il de cette nouvelle enquête, qui a duré deux ans ? L’analyse a montré que tous les pigments utilisés sont également présents dans d’autres tableaux de Rembrandt de la même période. Aussi la rédaction des couches picturales et la technique d’exécution sont cohérents avec ses premiers travaux.
Pour analyser les pigments ont été utilisés techniques avancées de radiographie (MA-XRF), avec lequel a été constatée la présence des mêmes matériaux utilisés par Rembrandt dans ses autres œuvres, comme le blanc de plomb, l’ocre, le noir d’os et le jaune de plomb et d’étain. Ils ont également été examinés signature et date: l’inscription « Rembrandt f. 1633 » a la même forme de lettre et la même technique picturale que d’autres œuvres reconnues de cette période, et le recherches microscopiques et infrarouges ils montrent que la signature a été appliquée sur de la peinture humide et partiellement intégrée au fond, démontrant son originalité.
Le support de l’œuvre a également fait l’objet d’étude : le tableau a été exécuté sur deux panneaux de chêne provenant d’arbres cultivés dans le sud-est de la Lituaniesource de bois assez courante au XVIIe siècle. Les dimensions et la construction correspondent également aux panneaux fréquemment utilisés par Rembrandt, tandis que la datation basée sur les cernes des arbres (appelée dendrochronologie) confirme la plausibilité de la date gravée, celle de « 1633 ».
Du point de vue de l’auteur, donc, le modifications apportées pendant le processus de peinture. Par exemple, l’encensoir (également appelé encensoir, c’est-à-dire le récipient où l’on brûle l’encens) placé sur l’autel était à l’origine plus grand. Comme on le rappelle au Rijksmuseum, ce type de modification appartient à un artiste qui perfectionne son propre travail, et non à un copiste, qui aurait simplement reproduit le modèle sans l’altérer.
Une analyse a également été faite expressions des sujets et duutilisation de la lumière au sein de l’œuvre : il y a une forte ressemblance avec Jérémie qui déplore la destruction de Jérusalem (1630). Aussi l’application de la couleury compris les petits reflets jaune plomb et le pinceau lâche sur les tissus, correspondent à l’attitude juvénile de Rembrandt.
Et le thème ? C’est l’une des rares peintures historiques créées par Rembrandt à cette époque. A l’époque, il réalise surtout des portraits, qui sont très rentables. Un dernier indice nous est révélé le choix précis du moment représentécelui qui précède immédiatement la révélation de l’identité de Gabriele. Un tournant dramatique et un renversement soudain de situation et d’ambiance : le choix de représenter ce moment était un procédé courant à l’époque – connu sous le nom de staetveranderinge — que Rembrandt a souvent utilisé dans ses premiers tableaux. Le résultat ? Des œuvres plus touchantes et engageantes.