Le Palais du Golestan de Téhéran, l’un des 29 sites iraniens reconnus comme site du patrimoine mondial, a été gravement endommagé suite à une frappe aérienne conjointe américano-israélienne sur la capitale. La confirmation de la gravité des dégâts est venue directement de l’UNESCO, l’organisation des Nations Unies dédiée à la protection et à la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture.
L’histoire du palais du Golestan à Téhéran
Le Palais du Golestan il a été construit comme forteresse pour leEmpire safavide au 16ème siècle. Les Safavides étaient une dynastie mystique originaire de l’Azerbaïdjan perse qui a gouverné la Perse (qui est à peu près l’Iran moderne) entre 1501 et 1736, et est considéré comme l’un des empires les plus grands et les plus anciens après la conquête musulmane au 7ème siècle. Plus tard, le Palais servit de siège au gouvernement du dynastie Qajar (qui dura jusqu’en 1925, lorsque le dernier shah fut déposé par Reza Khan, qui inaugura la dynastie Pahlavi). Au 19ème siècle elle fut rénovée par l’architecte Haji Abol-Hasan Mimar Navai. En 2013, le palais a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et c’est aujourd’hui un musée.
Le complexe du Palais, qui comprend huit structures principales richement décorées construites autour d’un jardin arboré, combine le design persan traditionnel avec des influences européennes.
Le palais du Golestan avant et après les bombardements pendant la guerre en Iran.
À propos de cet incroyable bâtiment, l’UNESCO a déclaré :
Le somptueux palais du Golestan est un chef-d’œuvre de l’ère Qajar, incarnant l’intégration réussie de l’artisanat et de l’architecture perses aux influences occidentales.
En tant que site du patrimoine mondial de l’UNESCO, le palais du Golestan est protégé par le droit international, et plus particulièrement de Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé et la Convention de 1972 pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Selon la Cour pénale internationale, Endommager intentionnellement des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO constitue un crime de guerre.

Les dégâts lors des attentats en Iran
Le 2 mars, le palais a été partiellement détruit par les débris et les ondes de choc d’une attaque aérienne sur la place Arag, à Téhéran : bien qu’aucun dommage structurel au palais n’ait été signalé (pour l’instant), les fenêtres, les portes et les panneaux de verre décoratifs ont été gravement endommagés par les vibrations de l’explosion. Les objets anciens stockés à l’intérieur du palais ont été transférés dans un endroit sûr.
Le ministère iranien du Patrimoine culturel a présenté un plainte à l’UNESCO, lui demandant d’envoyer des représentants à documenter les dégâts et contribuer à la reconstruction. Parallèlement, l’UNESCO continuera de surveiller attentivement la situation du patrimoine culturel dans le pays et dans la région, afin d’assurer sa protection.