Un échantillon de roche martienne analysé par Rover de curiosité de la NASA dans le cratère martien Coup de vent contient des hydrocarbures à chaîne relativement longue (doyen, undécan Et dodécanele plus grand jamais trouvé sur Mars) qui sur Terre peuvent être produits par des processus géologiques ou transportés par des météorites, mais peuvent également provenir d’organismes biologiques. Une étude publiée dans la revue Astrobiologie a pris en compte les éventuelles origines non biologiques connues de ces composés organiques, mais selon les chercheurs aucun de ces éléments ne pouvait expliquer l’abondance de décane, d’undécane et de dodécane trouvés dans l’échantillon étudié par Curiosity.
En bref, il est possible que ces composés proviennent de formes de vie qui habitaient la planète rouge du système solaire dans un passé lointain. Ce n’est pas une preuve (des études supplémentaires sont nécessaires), mais cela reste un indice sur l’habitabilité martienne ancienne qui s’ajoute à d’autres qui ont été collectés par les rovers et les sondes étudiant la planète rouge.
Selon les chercheurs, le décane, l’undécane et le dodécane pourraient être dérivés de acides gras ancienssemblables à ceux produits sur Terre par les êtres vivantsbien que ces composés puissent également se former via des processus non biologiques. Le schiste dans lequel ces composés ont été trouvés, dans le cratère Gale, est une pierre qui se forme en présence d’eau : en effet, on pense que dans l’Antiquité, Gale aurait pu être un lac, un environnement particulièrement prédisposé à accueillir la vie.
Le rover Curiosity ne dispose pas d’instruments à bord capables de distinguer si ces hydrocarbures ont été produits par des processus biologiques ou autres. Pour cette raison, les chercheurs ont utilisé une méthode indirecte conceptuellement similaire à la datation radiométrique. L’idée de base est la suivante : dans une roche exposée à la surface martienne, ces hydrocarbures diminuent avec le temps, car ils sont progressivement détruits par rayonnement cosmiqueà laquelle Mars est particulièrement soumise puisqu’elle ne possède pas de champ magnétique et que son atmosphère est très fine. Ainsi, si je connais l’abondance actuelle des hydrocarbures, depuis combien de temps ils ont été exposés au rayonnement cosmique, et si je peux déterminer la vitesse à laquelle les hydrocarbures diminuent au fil du temps, je peux avoir une idée de leur nombre lorsque la roche est remontée à la surface.
C’est ce qu’ils ont fait : ils ont mesuré l’abondance de ces composés (30 à 50 parties par milliard), estimé la durée de leur exposition au rayonnement cosmique (80 millions d’années), et tenté de « remonter » dans le temps pour estimer leur abondance « primordiale ». En utilisant un mélange de modèles informatiques et d’analyses en laboratoire, ils sont arrivés à des valeurs variées de 120 à 7700 parties par milliard. Une quantité supérieure à ce que pourraient produire des processus chimiques non biologiques normaux, selon les auteurs de l’étude. Cela suggère que la vie, dans le passé, a pu contribuer à leur formation.
Nous le répétons : ceci ce n’est pas une preuve définitive de la présence de formes biologiques sur Mars dans le passé. Il s’agit d’une hypothèse qui nécessiterait des études et des analyses plus approfondies pour être confirmée.