ce que cela signifie et comment se déroulera le vote

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

C’est officiel : le référendum de confirmation sur la réforme de la justice se tiendra le 22 et 23 mars 2026. Le Conseil des ministres a en effet approuvé la date officielle de la consultation populaire, au cours de laquelle les Italiens seront invités à exprimer leur opinion pour ou contre l’introduction du séparation des carrières entre magistrats et procureurs. Toutefois, la date pourrait être reportée si les citoyens atteignent les 500 000 signatures nécessaires (actuellement 340 000) pour faire appel du Consulter.

En tout état de cause, ce type de référendum, réglementé par l’article 138 de la Constitution, ne nécessite pas de quorum : par conséquent, il ne sera pas nécessaire que 50%+1 des ayants droit de vote se rendent aux urnes, mais le résultat du référendum sera valide quel que soit le nombre d’Italiens qui votent.

Les citoyens pourront donc choisir d’approuver (voter OUI) ou de rejeter (voter NON) la réforme constitutionnelle de la justice : en essayant de résumer, les changements concernent principalement l’institution de la justice. deux Conseils supérieurs du pouvoir judiciaire (un pour les juges et un pour les procureurs), letirage au sort de leurs composants et la création d’unHaute Cour Disciplinaire réservé aux magistrats ordinaires.

Parce que le référendum de confirmation n’a pas de quorum

L’élément le plus important à prendre en considération est que, s’agissant d’un référendum de confirmation, il n’y aura pas de quorum, c’est-à-dire une part minimale d’électeurs (50%+1) pour garantir que le résultat du référendum soit effectif. Cela signifie que, si seulement le 20% des ayants droit des électeurs devaient se rendre aux urnes, que 20% décidera pour tout le pays. Voici pourquoi ce sera important allez voterquel que soit le choix que chaque citoyen décide d’exprimer.

Mais pourquoi cela arrive-t-il ?

En simplifiant, en Italie on distingue principalement entre 3 types de référendums : consultatif, abrogatif et confirmatif. Que consultatifcomme l’explique le mot lui-même, sert simplement à consulter la population sur une question précise et n’a été utilisé au niveau national qu’en 1989, à propos du renforcement des institutions européennes. Que abrogatif, comme celui de juin 2025, permet plutôt éliminer directement une loi et il peut également être invoqué à l’initiative populaire après la collecte de 500 000 signatures. C’est précisément pour cette raison que le quorumc’est-à-dire que 50%+1 des votants s’expriment pour ou contre l’abrogation de la loi.

Le référendum de confirmationqui aura lieu les 22 et 23 mars, est plutôt une sorte de consultation populaire réglementée pararticle 138 de la Constitutionselon lequel le les réformes de la Constitution, s’ils ne sont pas approuvés par les deux Chambres (Chambre des Députés et Sénat de la République) à la majorité des deux tiers, ils doivent être soumis àapprobation populaire.

Bref, ce type de référendum sert à «confirmer» une décision déjà prise par le Parlement – ​​qui n’a cependant pas atteint la majorité nécessaire pour pouvoir amender la Constitution : être le Parlement déjà l’expression de volonté populairecette consultation populaire ne nécessite pas de quorum.

Que prévoit-il et quelle sera la question du référendum des 22 et 23 mars

Comme l’a rapporté le Ministère de la Justice, la question du référendum de confirmation sera la suivante :

Approuver le texte de la loi constitutionnelle concernant le « Règlement concernant le système juridictionnel et la création du Tribunal disciplinaire » approuvé par le Parlement et publié au Journal Officiel no. 253 du 30 octobre 2025, par lequel les articles 87 alinéa 10, 102 alinéa 1, 104, 105, 106 alinéa 3, 107 alinéa 1 et 110 alinéa 1 de la Constitution sont modifiés ?

Les électeurs devront donc apposer un X sur la boîte OUI s’ils sont favorables à la séparation des carrières entre magistrats et procureurs, et entendent donc approuver la réforme constitutionnelle, ou NON s’ils sont contre à la séparation des carrières entre magistrats et procureurs, et c’est pourquoi ils entendent rejeter la réforme constitutionnelle.

Référendums de confirmation antérieurs

Dans l’histoire de la République italienne, il n’y a que 4 précédents, tous assez récents : le premier remonte à 7 octobre 2001lorsque les Italiens ont voté en faveur de la réforme de Titre V de la Constitution, qui réglemente la répartition des compétences législatives entre l’État, les régions et les collectivités locales (communes et provinces).

Le deuxième référendum de confirmation a eu lieu le 25-26 juin 2006: à cette occasion, les électeurs ont rejeté la réforme constitutionnelle qui prévoyait, entre autres, réduction des sénateurs à 232 et députés à 518 et la fin du « bicamérisme parfait ».

Le 4 décembre 2016 au lieu de cela, la troisième consultation populaire de ce type a été organisée : dans ce cas également, la réforme – proposée par le Premier ministre de l’époque Matteo Renzi – prévoyait le fin du bicamérisme parfait et la réduction du nombre de membres du Sénat à 95. 59% des votants ont choisi le « Non ».

Pour terminer le plus récent, qui remonte à 20 septembre 2020 : après plusieurs tentatives, les Italiens ont voté en faveur de coupe de parlementaires – une réforme souhaitée par le Mouvement 5 étoiles –, le nombre de députés passant officiellement de 630 à 400 et celui de sénateurs de 315 à 200.