L’épave d’un navire marchand italien coulé en 1887 a été retrouvée en Espagne : il s’agit peut-être du Garigliano

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Au large de Marbella, en Espagne, une épave du XIXe siècle pourrait appartenir au brigantin italien Garigliano, naufragé en 1887 lors du voyage vers Buenos Aires. Des tuiles, des tuiles et des barils de ciment hydraulique faisant partie du chargement pourraient aider à confirmer l’identification.

UN détruire repéré au large de Cabopinole long de la côte de Marbelladans Andalousiedans le Sud de l’Espagneça pourrait être celui de Gariglianoun barque (type de voilier trois mâts, contrairement aux bricks traditionnels qui en possédaient deux) italien naufragé dans 1887 lors d’une traversée de Marseille à Buenos Aires. Fournir de nouveaux éléments d’identification était l’un des campagne archéologique sous-marine menée dans septembre 2026 depuisInstitut andalou du patrimoine historique (IAPH)à travers son Centre d’Archéologie Subacuática (CAS)en collaboration avec leUniversité de Grenade.

L’intervention sous-marine a duré quinze joursnous a permis de documenter 34 mètres de la structure encore visible. LE’analyse des caractéristiques de construction confirme qu’il s’agit d’un navire marchand destiné à transports transocéaniques dans la seconde moitié du XIXe siècleinséré dans routes commerciales qui reliait l’Europe et l’Amérique. Selon la documentation historique, les bateaux de ce type pouvaient atteindre environ 45 mètres de long. Les enquêtes ont également permis de reconstituer la position prise par le navire après le naufrage: la coque s’est échouée avec la proue face à la plage et un marqué inclinaison du côté gauche. Les chercheurs émettent l’hypothèse qu’une fois la stabilité perdue, le poids de la charge contribué à faire donner les deux côtés de la coque, les ouvrir vers l’extérieur.

Photographie du Salmon P. Chase, une barque marchande américaine lancée en 1878. Le Garigliano ne semblait probablement pas différent. Crédit photo : Par auteur inconnu (Cadeau ; State Historical Society of Colorado ; 1949) – Cette image est disponible auprès de la division Prints and Photographs de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis.

Pour approfondir vos connaissances sur structure interne de l’épave ont été effectués deux essais archéologiques: un un arcau niveau du siège du mât de misaine, du mât de proue, et un second dans le partie centraleà côté d’une partie de cloison conservé. L’objectif était de mieux comprendre le compartimentation du navire etorganisation des espaces destiné à l’arrimage des marchandises. Ils ont également été menés opérations de nettoyage archéologique du côté droit et dans une partie du chargement, où ils ont été reconnus différents niveaux de rangement. À cet égard, il est particulièrement significatif documentation des marchandises transportées. Les archéologues ont identifié quatre productions de carrelage différentes de la seconde moitié du XIXème siècle : trois attribuables à des producteurs français Pierre Lançon, Roux B.Martin Et A. Rémuzatactif dans le domaine de Marseille (port de départ du Garigliano) e Aubagne. Ils ont également été identifiés carrelage produit par le fabricant Pierre Sacomanà Saint-Henri, près de Marseille.

Un autre élément d’intérêt, qui pourrait s’avérer crucial pour l’identification de l’épave, consiste en 26 barils identifié par les archéologues. Le sources historiques indiquent que le Garigliano transportait ciment hydrauliquemais cette information devra être vérifiée via le analyse d’échantillon extraits de certains conteneurs, qui semblent conserver encore une partie de leur contenu. Ils ont également été collectés des échantillons de bois de coque et de revêtement en cuivreutiles respectivement pour identifier les essences utilisées dans la construction et pour approfondir la connaissance des techniques adoptées. En analysant le bois et le cuivre, on pourrait obtenir des éléments pour attribuer définitivement l’épave.

Toute la campagne des archéologues espagnols a été accompagnée par Séquence vidéo à 360 degrés et de relevés photogrammétriquesdestiné à la création d’un modèle tridimensionnel de l’épave. Les recherches ne sont pas encore terminées : le CAS prédit nouvelles plongées en 2027 pour approfondir l’étude et vérifier davantage l’identification du navire.