Le tombeau du gardien des secrets du roi d’il y a 4000 ans refait surface à Saqqarah en Egypte avec un objet funéraire rare

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Une nouvelle campagne de fouilles dans la nécropole de Bubasteundans la zone archéologique de Saqqarahen Egypte, une nécropole de la périphérie du Caire, a mis au jour le tombeau du fonctionnaire Sekhentiu-Ptah, remontant àAncien Empire (2700-2200 avant JC), ainsi qu’un système complexe de puits funéraires réutilisés dans les périodes ultérieures. La découverte a été faite par la mission du Dr Amr el Tayeb, directeur de la zone archéologique.

Les archéologues égyptiens ont identifié les restes du chambre funéraire de Sekhentiu-Ptah, qui conserve encore la fausse porte dans sa position originelle. Un a été trouvé devant kit funéraire complet en albâtrecomposé d’un tableau, d’un disque pour les offresun bassin d’épurationun cruche et un bassin. Tous les objets portent des inscriptions hiéroglyphiques avec le nom et les titres du propriétaire de la tombe. Les inscriptions ont permis de reconstituer le prestigieux rôle joué par Sekhentiu-Ptah dans l’administration de l’Ancien Empire. Ses titres incluent Chambellan royal, surintendant de toutes les œuvres du roi, surintendant des documents royaux, gardien des secrets des décrets royaux, prêtre de la déesse Maat et surintendant des scribes. C’était donc un personnage inséré aux plus hauts niveaux haut de l’appareil administratif.

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La campagne de fouilles a également révélé des traces de réutilisation ultérieure dans la nécropole de Saqqarah, constituées d’un système interconnecté de puits funéraires contenant de nombreuses sépultures. À l’intérieur, de grandes quantités de cartonnages funéraires peints (sorte de papier mâché fait de lin et de papyrus) et plus d’une centaine d’ushabti en faïence ont été retrouvés, ainsi que des trois sarcophages en pierre encore scellé. D’autres découvertes comprennent une statue en bois d’un faucon, des céramiques et plusieurs autres objets. Ces découvertes documentent avant tout les pratiques funéraires des Période tardive (VII-IV siècle avant JC), près de deux mille ans après le tombeau de Sekhentiu Ptah, et la réutilisation progressive de la nécropole à différentes époques. Des études préliminaires ont en effet mis en évidence que certaines tombes avaient déjà été pillées dans l’Antiquité, comme le démontrent les ouvertures pratiquées par les pilleurs de tombes entre les chambres funéraires.

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Malgré les modifications, le complexe conserve un valeur archéologique importante. La documentation stratigraphique, architecturale, photographique et numérique, ainsi que les études archéologiques, linguistiques et comparatives, permettront de mieux reconstituer l’organisation de la nécropole et ses différentes phases d’utilisation. La mission va désormais se poursuivre avec l’analyse et l’étude des matériaux, en vue de publier les résultats dans des revues scientifiques spécialisées. Les archéologues pensent également que les investigations pourraient conduire à la découverte d’autres structures et découvertes, contribuant ainsi à compléter l’histoire de la nécropole de Bubasteum comme un site utilisé à différentes époques.

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