Le Mo.SE (Module expérimental électromécanique) représente leligne de défense côtière actuelle de Venise contre la montée du niveau de la mer et les phénomènes météorologiques extrêmes. Puisqu’une éventuelle relocalisation de la population ne représenterait pas une option viable, le système portails mobiles est actuellement le principal solution Pour protéger la ville des risques d’inondations. Bien que ces barrières fonctionnent efficacement, une étude récente publiée dans Eau naturelle ont montré que leur fonctionnement peut avoir conséquences sur les écosystèmes lagunairesavec des implications possibles à long terme sur les équilibres côtiers environnants.
Que sont les « hauts-fonds » dans un lagon
Le zones partiellement émergées du milieu lagunaire sont appelés bancs de sable. Colonisés par une végétation tolérante au sel, ces écosystèmes jouent un rôle crucial dans l’équilibre de l’ensemble du lagon. Leur croissance dans le temps dépend dépôt continu de sédiments minérauxun processus essentiel qui permet à ces zones humides de s’adapter progressivement à la hausse du niveau moyen de la mer. Les marais salants contribuent également à améliorer la qualité de l’eau, à réguler le cycle des nutriments, à atténuer l’énergie des ondes de tempête et à fonctionner comme d’importants puits de séquestration du carbone.

L’augmentation physique de l’épaisseur de cette couche lagunaire partiellement submergée dépend d’un processus hydraulique lié aux ondes de tempête. En effet, à certaines périodes de l’année, le niveau de l’eau augmente et le mouvement du fluide entraîne avec lui une fraction de matière solide qui, lorsque la vitesse du courant diminue, a tendance à sédimenter. Le dépôt continu de ces sédiments contribue ainsi à générer une épaisseur suffisante compenser la hausse du niveau moyen de la meractuellement estimé à environ 4,4 mm par an. En l’absence de cette croissance progressive, la différence de hauteur entre la surface du bancs de sable et le niveau d’eau aurait tendance à diminuer, au point de déterminer la possible disparition de ces zones émergées au fil du temps.
Les chercheurs évaluent donc un stratégie alternativeàappel ATHOS (Stratégie opérationnelle à seuil adaptatif), qui fournit unactivation plus limitée de la portails mobiles et favoriser l’inondation des marais salants.
Comment fonctionne le Mo.SE à Venise et que se passe-t-il en l’activant
L’activation continue du Mo.SE représente aujourd’hui un obstacle à l’inondation naturelle des marais salants. Bloquer les marées signifie non seulement protéger la ville des inondations, mais aussi réduire l’apport de sédiments, empêchant ainsi ces écosystèmes de se développer et de s’adapter à la montée progressive du niveau de la mer. Le résultat, à long terme, c’est une érosion progressivece qui peut aboutir à la disparition de cette composante fondamentale du milieu lagunaire. Partant de ce problème, des chercheurs italiens de l’Université de Padoue, de l’Université de Southampton (Royaume-Uni) et de l’ISPRA ont analysé les données collectées depuis la première activation du Mo.SE jusqu’à aujourd’hui, illustrant les résultats dans un récent article scientifique publié dans Eau naturelle.
Les simulations numériques et analyses de données menées par les chercheurs, publiées en juin 2026, quantifient l’impact écologique décrit jusqu’à présent en termes généraux : par rapport à un scénario hypothétique sans activations du Mo.SE, le protocole actuel fonctionnement réduit en moyenne l’extension des marais salants de 27,5%. touchés par les inondations. Toutefois, lors d’événements spécifiques, cette réduction peut dépasser 75 %, en fonction du moment de fermeture et des conditions de vent.

Mais quelles sont les conséquences sur l’accumulation de sédiments et la croissance verticale des marais salants ? L’étude estime que le les fermetures survenues entre 2020 et 2023 ont réduit la sédimentation d’environ 32 % par rapport à un scénario non réglementé, c’est-à-dire en l’absence de fermetures artificielles. Cette diminution se traduit par une croissance verticale plus faible des marais salants égale à 2,6 millimètres par an.
La stratégie AThOS
Les recherches résumées ici envoient un message clair à la communauté scientifique : réduction du risque hydraulique pour les zones urbaines je ne peux pas l’ignorer survie morphologique de la lagune. Cependant, à l’heure actuelle, la solution d’ingénierie proposée par Mo.SE apparaît indispensable. Pour cette raison, les chercheurs ont évalué un possible stratégie opérationnelle optimiséeappel ATHOS (Stratégie opérationnelle à seuil adaptatif). Il s’agit d’un protocole qui fournit unactivation plus limitée des portails mobiles et, en particulier, la mise en service du Mo.SE uniquement lorsque les niveaux d’eau dépasser les seuils de sécurité spécifique aux trois principaux centres urbains : Venise, Chioggia et Burano.
En appliquant rétrospectivement ce protocole aux données historiques disponibles, il a été constaté que la procédure AThOS aurait pu réduire le nombre total de fermetures de 30 % à propos de. Les chercheurs soulignent également qu’avec la gestion actuelle, le délai de fermeture annuel cumulé est en moyenne de en hausse de 107,2% que ce qui est strictement nécessaire pour garantir la sécurité des centres urbains.

En l’adoptant Scénario AThOSla réduction des zones inondées par les marais salants oui le limiterait à un modeste 2,9%. Parallèlement, cette gestion optimisée augmenterait la sédimentation sur les zones humides du 19% par rapport au scénario d’exploitation actuel. L’étude démontre donc qu’un une gestion plus prudente des vannes peut promouvoir un équilibre durable entre la protection urbaine et l’intégrité des écosystèmes, en désamorçant les dommages à long terme.