La taxe "de l’immigration" sur les travailleurs étrangers (et non étrangers) qui partent vivre en Suisse

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Une taxe comprise entre deux mille (environ 2 118 euros) et quatre mille francs (4 237 euros) pour les citoyens de l’Union européenne qui s’installent en Suisse. C’est ce que le pays suisse voudrait introduire, avec une clause, dans le paquet d’accords avec l’UE, discuté ces derniers jours par le Conseil des Etats, l’équivalent du Sénat italien.

La clause de sauvegarde de l’immigration

Le Conseil des Etats sur l’immigration est allé au-delà des projets du gouvernement. La taxe demandée vise en effet à compléter la clause de sauvegarde que la Suisse peut activer pour limiter les entrées dans le pays, si l’on estime que l’immigration pose de graves problèmes sociaux et économiques. En outre, pour les « sénateurs », le Conseil fédéral devrait être obligé d’envisager l’application de la clause en cas de dépassement du seuil d’entrée ne serait-ce que sur un seul de ces quatre aspects : immigration nette en provenance de l’Union européenne, nombre de nouveaux frontaliers, taux de chômage et d’assistance sociale.

Comment fonctionne cette taxe

La taxe est définie comme « incitative » et serait liée à l’activation de la clause de sauvegarde. L’impôt s’élèverait à au moins quatre mille francs pour les salariés, que paiera l’entreprise qui les embauche, mais il s’appliquerait également aux indépendants et aux personnes « sans activité lucrative ». Le montant s’élèverait plutôt à deux mille francs pour les citoyens majeurs qui rejoignent leur famille en Suisse.