Comment sont nés des superpuissances au cinéma? Je voyage dans les coulisses des effets visuels

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Des griffes d’Adamantio qui poussent des phalanges, des rayons à incandescence qui commencent des yeux, des mondes entiers qui prennent vie à un écran vert. Au cinéma, en particulier dans les films de super-hérosnous avons l’habitude de voir des choses impossibles. Mais vous êtes-vous déjà demandé comment sont nés de ces effets? Quelle quantité de travail et combien de technologie se cachent-ils derrière une seule scène de quelques secondes? Pour le découvrir, nous sommes allés trouver les amis de Édition (Effets numériques italiens), une entreprise milanaise qui représente une excellence dans le domaine de effets visuels À l’international, pour suivre l’ensemble du processus de l’intérieur. Nous avons transformé Andrea en super-héros et suivi l’ensemble du processus de production. Voyons ensemble, étape par étape, comment faire la magie du cinéma.

La différence entre les effets spéciaux (SFX) et les effets visuels (VFX)

Nous commençons à clarifier que nous appelons souvent des «effets spéciaux» ceux qui sont réellement effets visuels. Mais quelle est la différence?

  • Le Effets spéciaux (SFX) existe pratiquement à l’aube du film: ce sont ceux fabriqués physiquement Sur le plateau pendant le tournage, comme une explosion contrôlée, une voiture qui renverse, le brouillard artificiel, le maquillage prothétique.
  • Le Effets visuels (VFX) sont plutôt créés ou manipulés numériquement en post-production, une fois le tournage terminé. Les griffes ou les rayons laser d’Adamantio dont nous parlons dans cet article sont un parfait exemple de VFX.

Comment les effets visuels sont créés

La création d’un effet visuel (VFX) suit plusieurs phases fondamentales. Analysons-les en détail:

Étape 1: Nous partons du tournage

Pour notre expérience, l’équipe EDI est venue à nos études Geopop pour tourner la scène initiale, et tout d’abord ils ont été dessinés « x » noir parmi les jointures de la main d’Andrea, le « marqueur » si appelé.

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Ceux-ci servent de points de référence qui sont appliqués au corps, aux objets ou dans l’environnement, et permettent au logiciel de « cartographier » la scène et de reconnaître avec précision les points exacts dans lesquels, par la suite, les éléments numériques seront insérés.

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Étape 2: suivi et mise en page

Une fois le clip vidéo obtenu, le véritable travail numérique commence. La première phase est la Suivi: L’objectif est d’analyser chaque trame de la vidéo pour reconstruire le mouvement exact de la caméra dans un espace 3D.

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C’est comme créer une sorte de jumeau numérique corporel, qui se déplace en parfaite synchronie avec sa véritable contrepartie. Ce squelette servira de « aimant » pour tous les effets qui seront ajoutés après.

Étape 3: La construction de l’actif

À ce stade, le département des compétences continue de modéliser les griffes. Ce processus est appelé la création duactif Et il se compose de plusieurs phases:

  • Modélisation: En utilisant un logiciel informatique, les « modélisateurs » construisent la forme à trois dimensions des griffes, appelant leur géométrie;
  • Texturation et ombrage: À ce stade, le matériau et l’aspect superficiel des griffes sont définis. Sont-ils métalliques? Lucide ou opaque? Pour nos griffes, un matériau similaire à Adamantio, brillant et avec des réflexions métalliques a été choisi.
  • Gréement: Ici, l’objet 3D est équipé d’un « squelette » interne avec des commandes, le gréement. Cela le transforme en une sorte de marionnette virtuelle, permettant aux animateurs de le déplacer, de le plier et, dans notre cas, de le laisser sortir et revenir.
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À ce stade, nous passons àanimation Real, où la vitesse et la dynamique avec lesquelles les griffes sortent, un cadre par image est décidé.

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Étape 4: Donnez le réalisme avec la lumière, l’éclairage et le rendu

La phase de éclairage (l’éclairage) est crucial. Les lumières virtuelles sont donc créées qui reproduisent les vraies sur l’ensemble pour s’assurer que l’objet numérique est frappé par la lumière et projette les ombres de la même manière que les objets réels.

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Une fois que l’animation et les lumières sont prêtes, nous passons à rendu. L’ordinateur prend toutes les informations (modèle 3D, matériaux, animation, lumières) et les « traduise » en une séquence d’images finales hautement résolution, un cadre à la fois.

Étape 5: rayons laser

Et pour les rayons laser? Ici, nous entrons dans le domaine du département Fxqui traite des phénomènes de simulation tels que le feu, le tabagisme, le liquide ou, en fait, l’énergie. Les « courbes » numériques ont été conçues pour créer le laser. Un premier ensemble de courbes définit le noyau à incandescence, tandis qu’une deuxième couche, plus « dérangée », lui donne un mouvement et une instabilité. De nombreuses petites particules sont ensuite ajoutées pour simuler le pulviscolo et la chaleur émanait.

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Pour atteindre un premier résultat pour aller au département suivant, dans le cas de ce clip, ils ont servi Trois ou quatre jours du travail.

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Étape 6: composition

Nous sommes au dernier anneau de la chaîne: le composition. Ici, tous les éléments créés jusqu’à présent sont assemblés et fusionnés ensemble.

Pour intégrer parfaitement les griffes, il est nécessaire de créer des occlusions dans la peau pour les faire apparaître comme s’ils étaient vraiment sortis de la main.

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Pour le laser, des effets secondaires sont ajoutés pour augmenter encore le réalisme et donner à l’ensemble un effet plus « cinématographique »:

  • Le briller du laser qui illumine le visage d’Andrea
  • Le étincelles et des éclairs sous-cutanés indiquant l’accumulation d’énergie
  • LE’canicule qui déforme l’air autour du laser
  • Le Fissure sur l’objectif de la caméra quand il est frappé
  • LE’aberration chromatiqueun défaut optique des lentilles pour augmenter le réalisme de l’image numérique
  • Enfin, une lumière grain Sur toute l’image pour mélanger les éléments numériques et réels.
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