Certaines chauves-souris brillent en vert fluorescent sous les rayons UV : ce que dit la science

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Il y a des dieux les chauves-souris réfléchissent la lumière ultraviolette (UV)se couvrant d’un lueur verte luminescente. Une nouvelle étude menée par l’équipe de École Warnell des forêts et des ressources naturelles de l’Université de Géorgie (UGA) et publié dans la revue Ecology and Evolution a vérifié si et dans quelle mesure la fluorescence UV était présente dans 6 espèces de chauves-souris américainesun phénomène jusqu’ici peu exploré chez les chauves-souris, mais présent chez d’autres mammifères. Des résultats d’une recherche publiée en octobre 2025 et intitulée « Glowing Green : A Quantitative Analysis of Photoluminescence in Six North American Bat Species », il est ressorti que ces mammifères réfléchir la lumière UV avec des nuances qui semblent invisibles à l’œil humain, mais verts luminescents aux outils d’imagerie. Ce trait semble être beaucoup ancien mais sa fonction n’est pas encore connue, ouvrant ainsi de nouvelles questions sur l’écologie et l’histoire évolutive de ces chauves-souris qui, pour le moment, restent sans réponse.

Que sont les chauves-souris luminescentes et pourquoi brillent-elles en vert sous les UV : l’étude

Au total, ont été examinés 60 échantillons adultes des hommes et des femmes d’âges différents, conservés dans les collections du musée d’histoire naturelle de Géorgie, enregistrant et photographiant l’effet de chaque individu sous les lampes UV. En surveillant la lumière selon certaines conditions standards, les chercheurs ont pu quantifier la photoluminescence qu’elle induit capteurs. Les résultats ont ensuite été comparés entre individus des deux sexes et entre différentes espèces. Le six espèces de chauves-souris mis à l’honneur (littéralement) sont nord-américains et appartiennent à des genres différents :

  • La soirée brune (Eptesicus fuscus);
  • La robe rouge orientale (Lasiurus boréal);
  • La sacristie Séminole (Lasiurus séminolus);
  • La chauve-souris du sud-est (Myotis austroripaire);
  • La chauve-souris grise (Myotis grisescens);
  • La chauve-souris mexicaine à queue libre (Tadarida brasiliensis).

Hors tout type de contamination environnementale ou liée à la conservation des échantillons, sous lumière ultraviolette toutes les chauves-souris montraient un signe clair de photoluminescence dans le domaine de ailesde la membres postérieurs et la zone deuropatagium (la membrane qui s’étend entre la queue et les membres postérieurs). Les balayages spectraux (les « images » réalisées) ont révélé un pic d’émission constant entre 520 et 552 nm, correspondant à la couleur que nous appellerons «vertLes éléments suivants devaient être pris en considération différents habitats l’origine de l’espèce (milieu privilégié avec un éclairage plus ou moins faible, altitude, latitude, etc.) ainsi que l’état de conservation de l’échantillon.

chauves-souris fluorescentes

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que la fluorescence pourrait être liée à environnements moins éclairés – comme des grottes – et qu’il peut avoir un rôle communicatif ou qu’il a été transmis par un ancêtre commun comme avantage évolutif. Les données conduisent à l’hypothèse qu’il y avait un ancêtre commun qui aurait subi unemutation génétique anciennetransmis sous la forme d’un avantage évolutif jusqu’à ce jour. Cependant, l’avantage que cela représente reste à découvrir.

Pourquoi l’étude sur les chauves-souris luminescentes est importante

Cette étude est pertinente pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cela apporte quelque chose de nouveau : cela nous fournit nouvelles données évolutives sur les chauves-souris, étant donné que la fluorescence UV est bien documentée dans d’autres groupes (coléoptères, champignons, etc.), mais elle est peu étudié et connu chez les mammifères volants.

Cela nous aide également à comprendre les dieux mécanismes écologiques et comportementaux potentiels de ces animaux. Si certaines chauves-souris sont capables de réfléchir la lumière UV, cela pourrait affecter par exemple la communication intra-spécifique, la prédation, l’écholocation ou la conservation de ces espèces. Il propose également l’idée d’utiliser la fluorescence comme un nouveau indicateur biologique: Si la fluorescence varie selon les espèces ou les environnements, elle pourrait être utilisée comme paramètre non invasifs pour étudier non seulement les populations mais aussi les habitats dans lesquels elles vivent.

Et enfin et surtout, l’apprentissage de la présence de nouveaux personnages favorise conservation des espèces : la connaissance des micro-habitats et des caractéristiques visuelles des groupes individuels permet de mieux définir les priorités de conservation et de suivi à long terme.

Une affaire nébuleuse qui a besoin d’un nouvel éclairage

Comme dans toute étude qui se respecte, les résultats ne doivent pas être considérés comme des réponses, mais plutôt comme de nouvelles questions auxquelles il faut répondre. Parmi les implications et les futurs axes de recherche sur lesquels se concentrer, les auteurs suggèrent de vérifier si la fluorescence existe réellement perçu par les chauves-souris eux-mêmes ou par leurs prédateurs/proies et enquêter si ce trait a un fonction de communication et de protection (par exemple, camouflage visuel, éloignant les prédateurs) ou saisonnier et procéder à l’analyse des échantillons vivants tout en évitant ou en minimisant les perturbations de capture.

Un nouveau développement pourrait être attendu prolonger l’étude à davantage d’espèces de chauves-souris (au-delà des six considérées) pour évaluer des rangs phylogénétiques plus larges, en gardant à l’esprit comment les modifications actuelles de l’habitat peuvent affecter la visibilité de la fluorescence et donc la dynamique écologique des espèces analysées.

Cette œuvre ouvre une fenêtre fascinante sur la « lumière cachée » dans le monde des chauves-souris, nous faisant comprendre que même chez les chauves-souris, il peut y avoir des phénomènes visuels surprenants. Les résultats, citent les experts, « suggèrent la possibilité que la photoluminescence ait un effetorigine homologue entre espèces examiné. » Cependant, l’impossibilité (du moins pour le moment) de démontrer une fonction écologique de la fluorescence nécessitera nouvelles analyses spécifiquesce qui nous permettra de nous rapprocher d’un meilleur compréhension ainsi que conservation de ces animaux.