Plus de 1 000 dés de jeu en os découverts en France dans la cité gallo-romaine de Grand

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Plus que 1000 dés de jeu en os, gravés avec une extrême précision, ils ont été découverts par les archéologues lors de la campagne de fouilles menée en juillet 2026 à Grandiosedans les Vosges, dans France à l’est, sur le site de l’ancienne ville sanctuaire gallo-romaine de Andésine. Selon les informations disponibles, il s’agit du concentration la plus importante de dés anciens identifiés jusqu’à présent. Les découvertes ont été trouvées autour d’un petit bâtiment mesurant 4,5 × 3,8 mètres, situé le long d’une ancienne route orientée est-ouest. Le contexte archéologique est daté entre le Ier et le IIIe siècle. d. C. La campagne de fouilles a été dirigée par Thierry Dechezleprêtre, conservateur en chef du patrimoine à Musée d’Archéologie nationale De Saint-Germain-en-Layeet poursuit les opérations menées en 2022, 2023 et 2024. Environ ils participent une quinzaine d’étudiants en archéologie issus de diverses universités françaises. La recherche est organisée par le Conseil départemental des Vosges avec le soutien du ministère de la Culture.

Le bâtiment fouillé présente murs décorés de peintures murales rougesposé sur un socle jaune, mais sa fonction reste encore incertaine. Les archéologues avancent plusieurs hypothèses : il pourrait s’agir d’un atelier artisanal pour la production de désd’un sanctuaire liés à des pratiques rituelles et divinatoires, ou à l’un espace destiné au jeuune sorte de tripot clandestin. Un élément particulièrement intéressant est la présence de trois écrous directement insérés dans les fondations de la structure, ce qui pourrait indiquer une relation avec sa fonction originale. Les dés trouvés portent les chiffres en travers ocellec’est-à-dire petit doubles cercles gravés sur la surface. La concentration des trouvailles constitue l’aspect le plus significatif de la découverte, car il ne s’agit pas simplement de quelques objets isolés, mais d’un ensemble exceptionnellement important rassemblé autour d’une seule structure. Les analyses devront établir si les noix ont été utilisées dans le même bâtiment ou si elles y ont été stockées ultérieurement.

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Cependant, les dés ne sont pas les seules trouvailles récupérées dans la région. Les archéologues ont découvert pièces de monnaie en bronze, fibules, fragments de céramique, restes osseux, clous de chaussures et aiguilles à chasdes matériaux qui contribuent à reconstituer les activités quotidiennes réalisées dans ce secteur de la ville antique de Andésine. Une canalisation en bois d’environ 20 mètres de long a également été identifiée, conservée avec ses bandes de fer d’origine de l’époque romaine. La datation indiquée pour les trouvailles est préalablement placée entre 1er et 3ème siècles après JCpendant la phase un plus grand développement de la cité gallo-romaine, connue pour le sanctuaire dédié au dieu Apollon Grannus, mais pas seulement. L’ancien Andésineconserve en effet d’importants vestiges monumentaux, dont un amphithéâtre capable d’accueillir environ 17 000 spectateurs et une grande mosaïque de 232 mètres carrés.

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Le sens de la concentration des dés reste cependant clarifier. Leur relation avec le petit bâtiment pourrait apporter de nouveaux éléments sur le pratiques récréatives et peut-être cultuelles de la ville, mais pour l’instant les archéologues la gardent ouverte différentes interprétations. L’analyse des dés et du reste du matériel récupéré se poursuivra dans les prochains mois au Musée d’Archéologie nationale.